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Colloque : Rapport à l’écrit et accès à la culture

Le 4 octobre 2019, nous avons été invitées à Reims au colloque « Rapport à l’écrit et accès à la culture » de l’association française Initiales, centre de formation et pôle régional  de ressources culturelles pour la promotion de la diversité et la lutte contre l’illettrisme (région Grand Est). Une riche rencontre transfrontalière réunissant association d’alphabétisation / lutte contre l’illetrisme, bibliothèques (médiathèques comme on dit en France), artistes et opérateurs culturels… Un constat : une volonté de part et d’autre de « sortir des murs », qui de la classe qui de la bibliothèque… Ce qui est encourageant pour les dynamiques à venir.

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Le récit de nos expériences bruxelloises furent grandement appréciées par l’assemblée. Voici en primeur l’article que nous avons écrit pour les actes du colloque, dont nous vous tiendrons au courant de la parution sur ce blog :

 

Pratiques d’alphabétisation en bibliothèque – Construire des liens pour plonger dans l’univers des livres

Présentation de France FONTAINE et Marie FONTAINE

Devenir lecteur ne se limite pas à maîtriser un acte technique, c’est surtout découvrir et s’approprier une nouvelle culture. Une culture, ça ne s’apprend pas : ça se vit, ça se partage, ça se transmet. Le lien social est donc une composante essentielle à prendre en compte si on désire amener notre public à réellement devenir lecteur.  Concrètement, la publication « Pratiques d’alphabétisation en bibliothèque »[1] vous propose trois types de projets où les liens se tissent autour du livre, pour créer un pont vers la culture de l’écrit.

Le Collectif Alpha agit depuis plus de 40 ans à Bruxelles auprès d’hommes et de femmes adultes, belges et d’origine étrangère, qui ont en commun le fait d’être en rupture avec le monde de l’écrit, dans quelque langue que ce soit. Son action relève de l’alphabétisation populaire : la lecture et l’écriture sont considérées comme des moyens pour s’émanciper, pour prendre sa place dans la société (pour le moins dans notre société de l’écrit) et se positionner de manière citoyenne et critique. Cette ligne directrice est présente de manière transversale dans l’offre de cours, tant dans des ateliers (théâtre, maths, jeux,…) que dans les 15 heures de cours de français. Outre l’apprentissage technique, l’essentiel est de faire découvrir le plaisir de lire, et de ne pas limiter cette activité à l’enceinte de la classe. C’est ainsi que depuis plus de 10 ans, plusieurs projets ont émergé pour investir des lieux dédiés à la lecture : les bibliothèques.

Le livre, vecteur de lien social.
Le lien social, porte d’entrée dans l’univers des livres.

Construire une relation dans la durée

Créer des liens sociaux, de nouvelles habitudes culturelles prend du temps. Une simple et unique « visite découverte » ne suffit pas à dissiper les craintes et à installer de nouvelles habitudes culturelles. Nous avions déjà constaté qu’il était vain d’espérer qu’une simple « mise en contact » soit un coup de pouce suffisant pour que l’alchimie se fasse, et qu’une nouvelle voie soit naturellement empruntée : nous avons installé des pièces confortables tapissées de livres, de magazines, de journaux (…) Attendant monts et merveilles de ce nouvel environnement, nous avons dû rapidement déchanter : il ne suffisait pas d’entourer des illettrés de livres pour que naissent des pratiques de lecture. [2] Le constat est identique lors des visites ponctuelles organisées en bibliothèque : sans une médiation rien ou peu ne se passait ensuite. Il est important pour notre public d’avoir le temps d’apprivoiser ce lieu, le temple du livre, ainsi que ses habitants et les livres. Ainsi ont émergé des partenariats institutionnalisés, afin de favoriser la rencontre durable entre le monde des apprenants et le monde des bibliothèques.

Bibliothécaires et apprenant·es : s’apprivoiser mutuellement

Ce partenariat a été facilité par un décret datant de 2009[3] qui demande aux bibliothèques publiques d’agir pour le développement de pratiques de lectures du plus grand nombre, et plus particulièrement des « publics éloignés de la lecture » (bébés, personnes en maison de repos et … personnes illettrées).  Une injonction pas si évidente pour les bibliothécaires : comment se comporter avec des personnes totalement étrangères au monde de l’écrit dans ce lieu dédié aux livres ? Car si notre public est déstabilisé à l’idée de pénétrer dans un lieu qui symbolise un savoir duquel il a été exclu, c’est réciproque. Cela peut d’ailleurs donner lieu à des scènes cocasses : lors d’une première visite du groupe en bibliothèque, la bibliothécaire réagit de manière vive lorsqu’elle constate que des apprenants ont enlevé leurs chaussures en entrant dans les lieux. Ce qui lui apparait comme un comportement inapproprié était pour eux une marque de respect. Ce genre de situations n’est pas une exception, même outre-Atlantique. C’est pourquoi la ville de Montréal a réalisé un guide pour les professionnel·les face à ce nouveau type de public : « La bibliothèque dont vous êtes le héros » reprenant des principes, un itinéraire et un dictionnaire pratique.

Diffuser des pratiques qui inspirent : un livre, un blog

Afin de diffuser largement son expérience, le Collectif Alpha a rassemblé trois types de projets dans un ouvrage : « Pratiques d’alphabétisation en bibliothèque ». Les deux premiers mettent l’accent sur la création de liens autour du livre, le premier en mettant l’accent sur la relation qui se noue autour des livres entre les parents et leurs tous jeunes enfants, et le second favorisant la rencontre par paires entre un.e bénévole passionné.e de livres et un.e apprenant.e en alphabétisation.  Le troisième ne fait pas intervenir de public tiers mais implique un engagement particulier des bibliothécaires, en complémentarité avec les formateur·rices. Il se concentre sur l’acte de lire via la pédagogie du projet : pour les plus débutants cela passe par la lecture vivante d’albums jeunesse et d’activités de découverte, et pour les plus avancés il s’agit de développer la compréhension à la lecture et d’améliorer leurs compétences en identifiant de nouvelles stratégies de lecture. Avec pour finalité, le plaisir de lire et identifier ses goûts en matière de lecture et in fine la liberté de pouvoir choisir.

L’ouvrage est prolongé par un blog, https://alphaenbiblio.wordpress.com, destiné autant aux bibliothécaires qu’aux professionnel.les de l’alpha et aux bénévoles, mais aussi aux apprenant.es eux-mêmes. On y trouve d’une part des animations et des expériences vécues dans le même esprit, et d’autre part des présentations de livres, qu’ils aient eu du succès ou au contraire qu’ils se sont avérés inadaptés au public spécifique que nous ciblons. Il est appelé à s’enrichir au fil du temps : vous aussi, faites-nous part de vos projets, vos retours, vos listes de livres…

Le projet parents-enfants : lecture-câlin

Le premier rapport avec le livre, en tant que lettré ayant grandi dans un milieu de lettrés, se fait bien souvent dans les bras câlins d’un être cher. La lecture est alors associée à un affect positif, de plaisir, d’évasion dans l’imaginaire et de sécurité. Les personnes analphabètes n’ont généralement pas bénéficié de cette expérience, et ne la reproduisent pas avec leurs propres enfants. Par la suite, une fois que les enfants apprennent à lire, ceux-ci portent parfois un regard négatif sur le parent, moins avancé : « Toi tu ne sais même pas lire, tu n’as rien à me dire ! ».

En 2009, la formatrice Annick Perremans met en place des séances avec ses apprenants et leurs tous jeunes enfants (pas encore lecteurs eux-mêmes) au sein même de la bibliothèque, afin de créer une situation affective positive de reconnaissance mutuelle autour du livre, et d’ainsi renforcer l’estime de soi. Outre le transfert des compétences en-dehors du lieu d’apprentissage, cela contribue à démystifier la notion de « savoir lire ». En effet, il est possible de lire et de partager autour du livre sans avoir besoin de maîtriser la technique de lecture, comme le font nombre de jeunes enfants, puisque des livres pour tous petits, du style cherche et trouve, ne demandent pas  de lecture de texte. Ils sont pourtant bien en train de lire, alors qu’ils s’immergent dans le livre.

  • Une vidéo présente plus largement ce projet, disponible sur le blog.

Lire à deux pour accéder au plaisir de lire

Une remarque récurrente des apprenant·es est la difficulté à rencontrer des personnes « belges », parlant français, lettrées… Or pour progresser dans l’apprentissage d’une langue, il faut la parler. Et pour mieux lire, il faut … lire. Malheureusement, la lecture, lorsqu’elle n’est pas encore assez fluide, peut constituer un obstacle au plaisir de lire : trop d’incertitudes, trop de questionnements (des mots sur lesquels on butte, des référents culturels qui manquent)… et personne pour y répondre lorsqu’on se retrouve livré à soi-même, hors de l’école.

C’est en réponse à cette situation que le projet « Lire à deux » a été créé par la formatrice Krisitine Moutteau. Cette fois ce sont des volontaires, adultes, qui rejoignent le groupe en bibliothèque, une matinée toutes les deux semaines. L’objectif est en effet de sortir de la classe et d’une relation d’apprentissage avec un·e formateur·ricepour laisser le champ libre au plaisir de lire et d’échanger sur la lecture… et sur d’autres choses aussi. Il arrive alors que des liens durables se prolongent en dehors des ateliers. Un autre avantage de ce projet est qu’il permet de gérer l’hétérogénéité des groupes : chacun peut avancer à son rythme puisque la lecture se faire par paires, un·e apprenant·e lisant et un·e bénévole accompagnant.

Ce projet rencontre un franc succès : il a débuté avec le Collectif Alpha de Saint-Gilles et s’est poursuivi avec celui de Molenbeek, pour ensuite se poursuivre indépendamment du Collectif Alpha dans plusieurs autres bibliothèques, accompagnés par l’asbl Âges et Transmissions. Les bénévoles de cette association menaient déjà depuis de nombreuses années le projet « Coup de pouce pour la lecture » auprès d’enfants en difficultés dans les écoles : s’adresser cette fois à ceux qui pourraient potentiellement être les parents de ces enfants prenait donc tout son sens. Sylvie Lerot, responsable de ce projet pour l’asbl, a pour mission d’accompagner le lancement de nouveaux partenariats lorsqu’on fait appel à elle : elle veille à ce que l’esprit du projet soit respecté et met en place des moments d’évaluation et d’échange entre les différents acteurs d’un projet, mais aussi entre projets. En effet, chacun l’adapte en fonction des réalités du terrain.

La construction d’un troisième territoire, entre bibliothèques et alphabétisation

Ce troisième projet, contrairement aux deux premiers, met le focus sur l’acte de lire et le rapport au livre, via la pédagogie du projet. Chaque année, il aboutit à la production d’une réalisation des apprenant·es qui est ensuite présentée publiquement afin d’être valorisée vers l’extérieur. Ces productions peuvent prendre des formes variées. Ainsi, une année, la bibliothécaire Françoise Deppe a proposé à son binôme la formatrice, France Fontaine de travailler à l’aide de Popplet, une application en ligne qui permet d’organiser l’information sous forme de carte mentale simple avec du texte, des images, des photos … Cet outil numérique a été utilisé par les apprenants pour faire le récit écrit du processus de l’atelier sur la thématique de l’identité, présenter de manière structurée et imagée les albums lus des livres, la visite d’une exposition des expositions, les autoportraits des membres du groupe, etc.

L’implication de la bibliothécaire est bien plus forte dans l’élaboration de cet atelier, en terme de temps de préparation avec la formatrice afin de co-construire un troisième territoire commun à partir de leurs pratiques professionnelles respectives. De la définition des objectifs pédagogiques de l’année à la préparation des séances spécifiques jusqu’à l’évaluation du projet avec les apprenants, tout se travaille ensemble. Cette implication est aussi profitable au métier de bibliothécaire, offrant un regard neuf sur leur pratique, permettant d’enrichir les rapports avec les usagers de la bibliothèque.

L’objectif général de ces ateliers de lecture est de développer le goût de la lecture, en travaillant plus précisément sur l’acte de lire. Lire n’est pas uniquement un acte technique, il s’agit surtout de comprendre, de faire du sens, d’entrer en relation avec  le texte, de se laisser impacter par celui-ci. Lorsqu’on se limite à déchiffrer, et encore, de manière lente et hésitante, il est difficile d’atteindre ce stade. C’est pourquoi les animations proposées en bibliothèque proposent d’entrer dans le monde du livre : son auteur et son éditeur, son message et son univers … Mais elles mettent aussi l’accent sur ce que nous faisons de manière plus ou moins inconsciente en lisant : formuler des hypothèses, rechercher des indices, découvrir les liens inédits entre le texte et l’image, et ensuite les valider ou les abandonner en fonction de ce que la lecture nous apprend. Cette approche pédagogique, basée  sur la Gestion Mentale, permet d’aller au-delà du livre, de se questionner, d’évoquer, … et de partager cela.

  • Cette démarche, accompagnée d’une vidéo qui donne la parole aux apprenants, bibliothécaire et formatrice, est présentée sur notre blog.

Quels livres choisir pour ces lecteurs ?

Quels livres choisir pour donner le goût de la lecture à des lecteurs et lectrices en herbe, mais adultes, avec des préoccupations et des goûts d’adultes ? Les albums jeunesse ne sont-ils pas trop infantilisant ? D’un autre côté, se plonger tout de suite dans un roman risque d’être tellement ardu que le plaisir n’y sera plus. En effet, les tournures littéraires et les implicites culturels constituent des écueils qui justifient un accompagnement, tel ceux proposés dans « Pratiques d’alphabétisation en bibliothèque ».  La dernière partie de l’ouvrage se penche donc sur la question du choix des livres pour adultes débutants en lecture, argumentant l’intérêt de travailler avec des albums jeunesse, posant quelques critères à prendre en compte et présentant quelques livres spécialement écrits pour (et parfois par) un public analphabète. Ainsi, la collection La traversée a été spécifiquement réalisée dans le but de proposer des romans courts et simples écrits par des auteurs reconnus, ayant fait l’exercice de s’adapter à ce public spécifique.

 

Donnons le mot de la fin à Françoise Deppe, bibliothécaire partenaire de France Fontaine, soulignant l’essence même de l’acte de lire, qui le rend si beau et qui nous rassemble :

Quand on ne présente pas [le livre] comme un objet de lecture obligatoire, ou un objet de compréhension en soi, c’est : « Tiens, qu’est-ce que ça peut me raconter ? Qu’est-ce que ça raconte sur les autres ? Comment je peux m’en servir ? Qu’est-ce qui me plait ou me déplait ? » Généralement, sauf pour les besoins purement utilitaires, la relation aux livres qu’on aime ou qu’un n’aime pas est très forte. Elle est liée aux émotions, ça nous rends tous un peu pareils par rapport aux livres. [4]

 

[1]  Pratiques d’alphabétisation en bibliothèque / MAES Frédéric (coord.), Les Editions du Collectif Alpha, 2018.

[2]  1001 escales sur la mer des histoires : 52 démarches pédagogiques pour apprendre (et aimer) les livres / MICHEL Patrick, Les Editions du Collectif Alpha, 2001, p.8.

[3] Décret du 30 avril 2009 relatif au développement des pratiques de lecture organisé par le Réseau public de la Lecture et les bibliothèques publiques : http://www.bibliotheques.be/index.php?id=9230

[4] Pratiques d’alphabétisation en bibliothèque / op.cit., p.54. Transcription de l’interview dans l’émission Quai des Belges que l’on retrouve sur le blog (14’45 à 15’30) : https://alphaenbiblio.wordpress.com/2019/01/02/de-lobligation-administrative-a-la-relation-emotionnelle/

Quand la bibliothèque va à toi…

Lors du colloque de l’association française de lutte contre l’illettrisme Initiales, le 4 octobre à Reims (notre contribution, bientôt sur ce blog!), les association d’alphabétisation soulignaient l’importance de sortir de la classe pour aller vers les bibliothèques… et les bibliothèques manifestaient la volonté de sortir de leurs murs pour aller à la rencontre du public. C’est ce qu’à fait la Maison du Livre à Saint-Gilles avec le projet Street & Read : un vélo-cargo rempli de livres s’en va à la rencontre des plus exclus, les personnes qui vivent dans la rue.

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Depuis septembre 2019, chaque vendredi le triporteur fait halte dans les 3 principales gares de Bruxelles. Il s’agit de rendre la possibilité de lire accessible à tous mais aussi d’utiliser le livre comme « prétexte » pour sortir ce public de l’isolement social. On retrouve donc le fil rouge de toutes les projets d’alpha en bibliothèque présentés dans notre publication : le livre est un vecteur de lien social.  En hiver, cela fait les gros titres : le froid tue. Mais c’est toute l’année que des personnes exclues de toutes part meurent à petit feu, par manque de chaleur humaine, de repères auxquels s’accrocher, de toutes ces choses qui font qu’on est humains, qu’on a envie de vivre et pas uniquement de survivre…  C’est en cela que la culture est fondamentale. N’en déplaise à Jan Jambon qui balaye le secteur d’un grand coup de massue, en réduisant ses subsides de 60% en Flandres.

Envie d’en savoir plus sur ce projet mené en partenariat pas La Maison du Livre, Douche Flux et Alter Educs ? Envie de vous investir ? C’est par ICI.  Par exemple, vous pouvez confier à l’équipe votre livre coup de cœur, pour qu’il puisse être partagé avec le public.

Accueillir des groupes d’alpha en biblio

L’année commence, les nouvelles collaborations se mettent en place, et voilà qu’une association d’alphabétisation du quartier vous contacte : elle veut débarquer chez vous, dans la bibliothèque, avec un groupe d’adultes qui ne savent pas lire! Panique! Qu’allez-vous faire, vous bibliothécaire, avec cet étrange public ?

e5bf9d6704f78295d3151140ed575525Les formatrices et formateurs en alpha ont l’habitude de communiquer avec des personnes qui ne savent ni lire ni écrire. Mais pour vous, bibliothécaires, c’est une autre affaire, puisque votre job est justement centré sur la lecture. Comment donc allez-vous accueillir dans votre antre ces êtres étranges venus d’un autre monde? « La bibliothèque dont vous êtes le héros«  est un guide précieux pour bibliothécaire désemparé.e. Ou même aguerri.e. Ou qui se croit comme tel…

Parce que même s’il n’y a pas de quoi paniquer, non, les personnes analphabètes ne sont pas comme le reste du public de la bibliothèque : ils ne connaissent pas ces lieux et les codes qui les régissent, ils ne sont pas habitués aux livres et le monde de l’écrit peut les mettre mal à l’aise. En effet, dans notre société, ne pas savoir lire et écrire est trop souvent vu comme une tare, voire une condition inférieure, ce qui porte un fameux coup à leur auto-estime. C’est donc à vous, bibliothécaire, de les mettre à l’aise et de les initier aux arcanes de ce monde merveilleux qui est le vôtre… Lisez et relisez donc sans plus tarder les principes, l’itinéraire et le dictionnaire pratique réalisé à Montréal pour le personnel des bibliothèques publiques.

bib dont vous etes le heros

Un extrait qui pose vos avantages en tant que bibliothécaire :

Comme héros ou héroïne, nous avons de nombreux avantages sur l’ensemble de notre clientèle. Dans une bibliothèque, nous sommes dans notre élément:

  • nous connaissons les règles du jeu;
  • nous sommes familiers avec le terrain;
  • nous maîtrisons le vocabulaire;
  • nous avons une bonne perception de l’espace et nous nous y déplaçons facilement;
  • et surtout, nous connaissons les possibilités et l’intérêt du «jeu».

 

Un autre extrait, sur un lieu inattendu et pourtant important :

Les toilettes
☺ Ne les oubliez surtout pas. C’est probablement le seul élément de votre bibliothèque avec lequel ils sont familiers!
☺ C’est également, pour l’ensemble de vos clientèles d’ailleurs, l’élément le plus démystificateur qui soit!

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… et puis il y a ceux dont les toilettes sont une bibliothèque ! 😉

Accompagner des lecteurs

Lundi 20 mai de 10h à 12h aura lieu, à la bibliothèque communale de Saint-Josse, la 3e présentation de notre publication « Pratiques d’alphabétisation en bibliothèque ».

logo ages et transmissionCet événement est mené en partenariat entre le Collectif Alpha, la bibliothèque publique de Saint-Josse, CTL La Barricade et Âges & Transmissions. C’est l’occasion d’en dire un peu plus un troisième type de partenaires des projets d’alphabétisation en bibliothèque : les bénévoles, ou plutôt, les « accompagnants », comme les nomme Sylvie Lerot, responsable du projet pour l’asbl Âges & Transmissions.

Cette association développe des projets pour et avec les seniors en vue de créer des ponts entre générations et cultures. Et c’est bien ce qu’on retrouve au cœur du projet Lire à deux, initié en 2012 dans la bibliothèque communale de Saint-Gilles par Kristine Moutteau, formatrice au Collectif Alpha. De plus, ce projet autour du livre avec des adultes faisait écho à un autre projet mené depuis de nombreuses années par les seniors : « Coup de pouce lecture et langage« .  Celui-ci se déroule dans les écoles primaires avec des enfants qui présentent des lacunes en français. Cependant, les bénévoles regrettent parfois de ne pas avoir de contacts avec les parents. S’adresser cette fois à un public adulte peu scolarisé et généralement allophone permettait donc de boucler la boucle.

Un projet qui fait des petits

La sauce a pris puisque Lire a deux se déroule maintenant dans pas moins de cinq lieux différents. Sylvie a d’abord collaboré avec Kristine, mais également avec ses collègues du Collectif Alpha de Molenbeek, qui ont reproduit l’expérience à la bibliothèque communale de Koekelberg à partir de 2015. Ensuite, d’autres opportunités se sont présentées, sans être liées au Collectif Alpha : en 2016 à la bibliothèque St Henri avec Alpha Andromède (CASG Wolu Services), 2017 à la bibliothèque communale de Saint-Josse, avec CTL La Barricade, et en 2018, c’est Le Maître Mot qui s’est lancée dans l’aventure à Ixelles, avec un public FLE (Français Langue Étrangère) cette fois, donc des adultes scolarisés mais dans une autre langue que le français. Un beau développement pour ce projet qui, espérons-le, est loin d’être terminé…

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Un cadre simple, rassurant et ouvert

Il est assez facile de trouver des bénévoles. Sylvie identifie plusieurs facteurs à cet engouement : un cadre bien défini et le fait de faire partie d’une équipe, qui rassurent, le partenariat avec la bibliothèque et le centre de formation qui permettent de fournir des albums adaptés, et bien sûr, la sentiment de se sentir utile.

Le cadre est simple, mais aussi ouvert : en fonction des évaluations, des échanges lors des rencontres entres projets, on réajuste le timing, on teste des activités d’amorce, on renforce ce qui a bien fonctionné… Le rôle de Sylvie en tant que responsable des bénévoles dans le projet est important pour lancer la dynamique, partager l’expérience acquise, mettre les différents acteurs en lien, constituer l’équipe d’accompagnants, mais la deuxième année, elle se retire sur la pointe des pieds pour laisser une plus grande autonomie à ceux qui sont sur le terrain. Elle veille cependant à maintenir le réseau d’accompagnants et de professionnels en organisant des rencontres entre projets, qui permettent de compiler des bonnes pratiques (recueil disponible à la demande chez Âges & Transmission)

Ainsi, concernant l’organisation des binômes lecteur – accompagnant, certains ont remarqué que garder plusieurs fois le même binôme permet d’avoir le temps de s’habituer l’un à l’autre, mais qu’une rotation est intéressante aussi, pour pouvoir expérimenter d’autres styles : ils tablent donc sur une série de 3 séances avec la même personne pour ensuite changer… sauf imprévus! Car les aléas de la vie font que parfois, il y a plus d’accompagnants que de lecteurs : c’est pourquoi Sylvie privilégie des personnes qui vivent à proximité de la bibliothèque, d’une part pour ne pas devoir perdre du temps en longs trajets en cas de désistement, mais aussi pour favoriser les liens en dehors du projet.

De l’aide au lien

carré lire a 2Bien qu’il soit possible d’innover en fonction du contexte, des besoins et des envies, certaines choses constituent la colonne vertébrale du projet, et il est important que tous les participants en soient bien conscients. Ce qui prime dans ce projet, c’est la relation humaine et le plaisir partagé : le livre est un prétexte à cela. L’objectif est justement de pratiquer la lecture en dehors d’un cadre d’apprentissage formel, donc pas question de se mettre dans une position de maître et d’apprenant. C’est pour cela d’ailleurs qu’ils ont décidé de changer la dénomination de « volontaires » et « apprenants » en « accompagnants » et « lecteurs », les lecteurs étant les apprenants : ce sont eux les acteurs principaux, ce sont eux qui lisent et eux qui choisissent les livres!  Ce positionnement est très important pour sortir d’une relation d’aide paternaliste et aboutir à une relation entre humains, tout simplement…

Au début ils viennent avec la question : « Comment on peut les aider à mieux lire ? » A la fin de l’année, ce qui ressort c’est « le plaisir de se retrouver de fois en fois ».

Il arrive que certaines personnes n’arrivent pas à se mettre dans cet état d’esprit, et continuent à vouloir faire répéter des phrases pour en arriver à une prononciation parfaite, ou à censurer le choix des livres qu’ils estiment trop compliqués. En ce cas il faut envisager la fin de la collaboration (en se concertant entre associations partenaires, qui constituent alors un soutien bienvenu). Mais heureusement, c’est très rare!

Les volontaires arrivent souvent remplis de motivations, d’envie d’aider, mais aussi d’appréhensions : « Est-ce que je serai à la hauteur?« , « Est-ce que je fais bien comme il faut?« , « Qu’est-ce qu’ils vous ont dit les apprenants? Ils sont contents ?« … Apprenants, on l’est tous dans ce projet. Et volontaires aussi. Et ainsi, on progresse… En fin d’année, c’est gagné : le plaisir a pris le pas sur la crainte, et on a envie de recommencer!

 

 

 

Jalons des pratiques d’alpha en biblio

Ce jeudi 25 avril a eu lieu notre première présentation publique de la publication « Pratiques d’alphabétisation en bibliothèque », à Saint-Gilles… et la bibliothèque, la Maison du Livre et le Collectif Alpha avaient mis le paquet ! Le matin, 3 ateliers différents (atelier biblio, lire à deux, lecture à haute voix) permettaient de se mettre dans le bain, en expérimentant des animations puis en échangeant avec les apprenants du Collectif. Seul bémol : on était obligé de choisir. L’après-midi par contre, chacun a pu faire le tour des 3 espaces proposés, où les acteurs des trois projets (parents-enfant, lire à deux, atelier biblio) faisaient part de leur expérience de terrain. L’assemblée, d’une soixantaine de personnes le matin (avec des groupes d’apprenants) et d’une trentaine de personne l’après-midi, était mixte. Certaines bibliothécaires se sont même déplacées de Nivelles et Namur pour découvrir ce projet ! Cela augure de belles perspectives de collaborations …

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Prochaine journée de présentation :
lundi 20/05 de 10h à 12h30 à la bibliothèque de Saint-Josse

Impressions glanées au fil des ateliers

Mélanie Ferrier, coordinatrice des ateliers et des stages à la Maison du Livre, était la petite abeille butineuse durant cette journée, se baladant d’un groupe à l’autre, glanant des impressions,  récoltant des témoignages sur le vif… Plutôt que de faire un compte rendu exhaustif, elle nous a livré en fin de journée les éléments les plus marquants de ces projets, selon elle, en mode carnet de voyage.

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Le contexte

Pour que de tels projets puissent voir le jour, il faut un contexte propice à la co-construction et à l’expérimentation en binôme bibliothèque – association d’alphabétisation. Le plan de développement de la lecture en bibliothèque est un élément institutionnel qui favorise cela, sans oublier la motivation des travailleurs à se lancer dans cette belle aventure.

L’ouverture et la confiance

Les bibliothécaires s’embarquent en effet dans un bel engagement : un travail d’ouverture pour donner sa place à l’autre. Les apprenants vivent souvent des situations assez difficiles. Arriver dans un lieu inconnu, avec toutes leurs représentations et leurs appréhensions, et s’y sentir accueils, en sécurité, sans avoir à se justifier ou à prouver leur droit à être là, c’est fondamental. C’est une grande responsabilité pour les bibliothécaires ! Heureusement ils échangent à ce sujet avec  les formateurs qui leur permettent de mieux connaître ce public qui ne côtoie pas les livres. En effet, si pour les groupes d’alpha la bibliothèque est un lieu « étrange » que ces projets contribuent à démystifier, pour les bibliothécaires ces groupes représentent un fameux défi : comment se mettre dans leur tête pour être à leur service ?

Comment imaginer le rapport à la lecture d’une personne qui ne sait pas lire ?

Le choix des livres, médiateurs de l’apprentissage

Choisir les livres qu’ils vont proposer à ce public n’est donc pas évident, au premier abord, mais c’est en faisant des erreurs et en étant attentif aux personnes qu’ils peuvent réajuster et améliorer leurs critères. Comme ce sont des adultes, il faut des thématiques adaptées, mais la présentation doit être accessible : même des textes qui nous paraissent simples peuvent être difficiles à déchiffrer. De même, les notions de titre, d’auteur, de quatrième de couverture sont des évidences pour nous, lecteurs, mais ce sont néanmoins des codes qui nécessitent un apprentissage pour les acquérir.

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Rapport à la lecture, rapport à la langue : le plaisir est la clé

Outre le livre et son monde, c’est aussi la langue française qui est à découvrir pour les groupes. Un des ateliers, langues amies – langues ennemies, proposait une réflexion sur le rapport à une nouvelle langue. Si certaines nous sonnent bien dans l’oreille, d’autres par contre ne bénéficient pas d’un contexte favorable quand il y a un doigt, un « il faut », une obligation à apprendre la langue.  Or le contexte affectif a une énorme importance dans l’apprentissage. Pour amener les participants à apprendre dans le plaisir, un environnement où règnent l’empathie et la bienveillance sont nécessaires.

Le contexte affectif a une énorme importance dans l’apprentissage.

L’apprentissage d’une langue mobilise tous les sens

Apprendre une langue mobilise tous les sens : c’est important de le rappeler car ce n’est pas nécessairement évident. Il y a le rapport à la matière, au livre comme objet qu’on touche, qu’on choisit, par rapport auquel on se positionne. Le rapport au corps aussi. Pour des personnes qui n’ont pas été à l’école, rester assis sans bouger demande une bonne qualité de présence, qui n’est pas évidente. D’où l’importance, pour se mettre dans de bonnes conditions d’apprentissage, d’un échauffement en début d’atelier, une période d’accueil avec des petits  jeux. Se lancer une balle en disant son nom par exemple, permet de réveiller le corps, de se connaître, de développer l’écoute et la vue, et que chacun prenne sa place. De même, lors de la restitution du travail autour du livre, passer par des ateliers créatifs comme le chant et la danse permet un partage vivant et positif, qui crée du lien avec les formateurs hors du contexte « sérieux » de la classe.

Partage et auto-estime

Les ateliers créatifs donnent aussi l’occasion aux apprenants de partager leur culture, et d’ainsi apprendre une nouvelle langue en allant puiser dans ce qu’ils possèdent déjà, ce qui est très valorisant pour eux. Dans l’atelier « Histoires et poèmes », l’album jeunesse est réapproprié pour raconter leur propre histoire,  illustrée.  A partir du travail graphique d’illustration, se développe la mise en route de l’écriture, la mise en forme de la pensée et des lettres. Et au final, les personnes éprouvent une grande fierté à présenter des travaux aboutis. Tout cela contribue à développer l’auto-estime, l’émancipation et l’autonomie.

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Structurer, transférer …

En travaillant le rapport au livre, on exerce des compétences qui sont utiles également dans la vie quotidienne (pour s’orienter en ville par exemple) : observation, déduction, recherche… Autant d’éléments qu’ils pourront mettre dans leur boîte à outils. Dans l’activité « Le titre caché » les apprenants, tels des enquêteurs, doivent trouver des indices dans l’ensemble du livre pour identifier le bon titre, en travaillant la lecture d’image et pas seulement du texte. C’est important qu’ils soient réellement acteurs et qu’on les amène à exprimer leurs pensées personnelles par le biais de questions ouvertes, de discussions, en donnant sa place à chacun.

Plus on peut avoir confiance dans un processus bien acquis, plus on devient autonome.

Dans un nouvel apprentissage on peut vite être dépassé. Le formateur met en valeur le temps long, la patience et l’organisation étape par étape. Une structure claire aide à créer des repères qui permettent de dépasser la peur de l’inconnu, favoriser le transfert des apprentissages de manière autonome, qui va les ancrer de manière durable.

Apprenants passeurs de savoir

Autre atelier : « Lecture à voix haute », où les apprenants enregistrent une histoire afin que cela serve à d’autres groupes.  Cela leur permet d’affirmer « Moi je sais faire ça », et ouvrir des perspectives aux autres qui peuvent alors se dire à leur tour« Moi aussi je pourrais faire cela ! ».

Le fait de se dire « Moi aussi je peux faire ça » c’est une façon de trouver une légitimité une place dans la société.

En témoigne Alphonsine, que Mélanie a eu l’occasion d’interviewer : « Quand j’ai vu les autres faire des livres, je me suis dit « Moi j’ai plein d’histoires de vie à partager, j’ai vécu plein de choses et je me dis que moi aussi je peux faire des livres ! ». C’est  avec cela qu’elle est repartie de cette journée… et ce n’est surement pas la seule… Voilà vers quoi emmène le travail autour du livre comme médiateur.

 

 

Saint-Gilles vous invite à un voyage… de l’Alpha à la Biblio

Saint-Gilles vous invite à un voyage… de l’Alpha à la Biblio
le jeudi 25 avril de 9h30 à 16h30 – PAF libre

Si vous ratez cette occasion, 2 autres rencontres en bibliothèque sont prévues :

  • mardi 30/04 (10h à 12h30) rue des Tisserands, 26 à 1081 Koekelberg
  • lundi 20/05 (10h-12h) rue de la Limite, 2 à 1210 Saint-Josse en partenariat avec CTL La Barricade, et Ages et Transmissions

 

« Il était une fois, deux familles qui perpétuaient la tradition… »

Quelques mots, et déjà vous êtes parti.e.s : on parle de qui ? ça se passe où ? de quelle tradition parle-t-on ? Que va-t-il se passer ? Ne sent-on pas déjà les problèmes pointer leur nez ?

C’est ça, la magie de la lecture ; même si celle-ci implique aussi de découvrir que « f » et « a » font « fa », comme ici dans le mot « famille », ce qui me permettra tout autant de lire le mot « facture ».

 

Depuis plus de 40 ans, le Collectif Alpha organise des formations d’alphabétisation pour des adultes que la vie, ici ou ailleurs, a empêché d’aller ou de rester à l’école, d’y acquérir et de maitriser cette compétence si particulière, riche mais complexe.

Depuis longtemps aussi, il porte la conviction que les apprentissages plus techniques de lecture doivent dès le départ s’accompagner de lecture vraie, de celle qui irrigue l’apprentissage de sens, de plaisir, de désir.

Et depuis plus de 15 ans, des Bibliothèques communales, notamment celle de Saint-Gilles, se sont associées à ce projet, elles dont l’objectif n’est pas de ranger des livres, mais de faire vivre la lecture pour et par le plus grand nombre.

 

A l’occasion de la publication du cahier du Collectif Alpha « Pratiques d’alphabétisation en bibliothèque », qui relate trois expériences mises sur pied dans le cadre de ces collaborations, nous vous invitons à découvrir tout cela avec nous.

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Cela se passera
le jeudi 25 avril
à la Maison du Livre
rue de Rome 28
1060 Saint-Gilles

La matinée est ouverte à toutes et tous : professionnels, voisins curieux, lecteurs et lectrices de ce blog,… Des groupes d’apprenants et apprenantes du Collectif alpha vous feront découvrir leur travail autour du livre et de la lecture dans plusieurs ateliers participatifs. N’hésitez pas à tenter l’aventure et la rencontre ! Accueil dès 9h30, fin vers 12h30.

Cette matinée est également ouverte à des groupes d’apprenants ayant un niveau d’oral suffisant (oral 3). Les groupes doivent cependant s’inscrire au préalable par téléphone au 02/538.36.57 auprès de Claudine.

L’après-midi, à 13h30, nous proposons aux personnes intéressées d’écouter et de rencontrer des acteurs impliqués sur le terrain dans les projets décrits dans la publication : bibliothécaires, formateurs et formatrices ou encore lecteurs volontaires. Cette seconde partie s’adresse en priorité aux personnes qui pourraient être tentées de mettre sur pied leurs propres projets de collaboration Alpha/Biblio autour du livre : associations d’alphabétisation, bibliothécaires, instituteurs, animateurs de maisons de jeune ou d’école de devoirs,…

Bienvenue !

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Rencontres en bibliothèques

Envie de rencontrer les personnes au-delà des mots sur papier ? Nous vous proposons 3 moments de rencontre autour du livre « Pratiques d’alphabétisation en bibliothèque ». Formatrices et formateurs, apprenants et apprenantes,  bénévoles, bibliothécaires, lecteurs passionnés ou en apprentissage, vous êtes tous bienvenus lors de ces matinées en bibliothèque où les acteurs des projets présentés dans l’ouvrage feront part de leur expérience. Ce sera aussi l’occasion de vous rencontrer entre vous afin, qui sait, de nouer de premiers contacts pour une nouvelle aventure en bibliothèque avec des personnes analphabètes…

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Rendez-vous dans 3 bibliothèques publiques :

  • jeudi 25/04 ( 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30) 28 rue de Rome, à 1060 Saint-Gilles. Ateliers le matin. INFO ici
  • mardi 30/04 (10h à 12h30) rue des Tisserands, 26 à 1081 Koekelberg
  • lundi 20/05 (10h-12h) rue de la Limite, 2 à 1210 Saint-Josse

Une rencontre est également prévue en novembre au Centre de documentation pour l’alphabétisation et l’éducation populaire.

Des informations plus précises vous seront communiquées ultérieurement sur ce blog.